Les mésaventures de John Nicholson. Traduction de Albert Savine et Michel Georges-Michel. L'Edition française illustrée. Collection littéraire des romans d'aventures. Vers 1930. (Littérature anglaise)
Description:John Varey Nicholson était stupide. Pourtant, des hommes, plus stupides que lui, se prélassent en ce jour au Parlement et proclament bien fort qu'ils sont les auteurs des distinctions qui se sont accumulées sur leur tête. Dès son enfance même, John Nicholson était de complexion grassouillette et incliné à interpréter, joyeusement et de façon superficielle, la vie. C'est probablement cette tournure d'esprit qui fut la cause première de ses infortunes. En dehors de cette notation, la philosophie est silencieuse sur sa carrière et la superstition se borne à cette explication plus facile qu'il avait encouru la haine des dieux. Son père - un gentleman de fer - s'était depuis longtemps placé sur les hauteurs des « Principes de la Scission ». Ces principes, qui malgré leur nom effrayant sont bien innocents, n'entreraient pourtant par aucune combinaison de mots dans l'intelligence simple des Anglais. Mais ils sont un aliment onctueux pour un cerveau écossais et M. Nicholson y trouvait le lait des lions. Vers l'époque où les Églises s'assemblent à Édimbourg en convent annuel, on aurait pu le voir descendre le Mound en compagnie de divers clergymen aux cheveux roux : ceux-ci volubiles, lui ne contribuant à la conversation que par des signes de tête, comme un oracle, des négations brèves et le spectacle austère de sa lèvre supérieure tendue. Les noms de Candlish et de Begg revenaient souvent dans ces entretiens et la conversation roulait parfois sur « l'Etablissement subsistant » et les faits et les gestes d'un certain Lee. Un homme étranger à la théologie étroite de l'Écosse aurait pu tout écouter sans rien comprendre. M. Nicholson, qui n'était pas un homme borné, s'en apercevait et en était furieux. Il savait qu'il existait un vaste monde, pour qui les « Principes de la Scission » étaient comme le babil des singes à la cime d'un arbre. La Presse lui en apportait de froids échos. Il avait rencontré des Anglais qui lui avaient demandé gaiement s'il n'appartenait pas à l'ÉgliseWe have made it easy for you to find a PDF Ebooks without any digging. And by having access to our ebooks online or by storing it on your computer, you have convenient answers with Les mésaventures de John Nicholson. Traduction de Albert Savine et Michel Georges-Michel. L'Edition française illustrée. Collection littéraire des romans d'aventures. Vers 1930. (Littérature anglaise). To get started finding Les mésaventures de John Nicholson. Traduction de Albert Savine et Michel Georges-Michel. L'Edition française illustrée. Collection littéraire des romans d'aventures. Vers 1930. (Littérature anglaise), you are right to find our website which has a comprehensive collection of manuals listed. Our library is the biggest of these that have literally hundreds of thousands of different products represented.
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Format
PDF, EPUB & Kindle Edition
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ISBN
Les mésaventures de John Nicholson. Traduction de Albert Savine et Michel Georges-Michel. L'Edition française illustrée. Collection littéraire des romans d'aventures. Vers 1930. (Littérature anglaise)
Description: John Varey Nicholson était stupide. Pourtant, des hommes, plus stupides que lui, se prélassent en ce jour au Parlement et proclament bien fort qu'ils sont les auteurs des distinctions qui se sont accumulées sur leur tête. Dès son enfance même, John Nicholson était de complexion grassouillette et incliné à interpréter, joyeusement et de façon superficielle, la vie. C'est probablement cette tournure d'esprit qui fut la cause première de ses infortunes. En dehors de cette notation, la philosophie est silencieuse sur sa carrière et la superstition se borne à cette explication plus facile qu'il avait encouru la haine des dieux. Son père - un gentleman de fer - s'était depuis longtemps placé sur les hauteurs des « Principes de la Scission ». Ces principes, qui malgré leur nom effrayant sont bien innocents, n'entreraient pourtant par aucune combinaison de mots dans l'intelligence simple des Anglais. Mais ils sont un aliment onctueux pour un cerveau écossais et M. Nicholson y trouvait le lait des lions. Vers l'époque où les Églises s'assemblent à Édimbourg en convent annuel, on aurait pu le voir descendre le Mound en compagnie de divers clergymen aux cheveux roux : ceux-ci volubiles, lui ne contribuant à la conversation que par des signes de tête, comme un oracle, des négations brèves et le spectacle austère de sa lèvre supérieure tendue. Les noms de Candlish et de Begg revenaient souvent dans ces entretiens et la conversation roulait parfois sur « l'Etablissement subsistant » et les faits et les gestes d'un certain Lee. Un homme étranger à la théologie étroite de l'Écosse aurait pu tout écouter sans rien comprendre. M. Nicholson, qui n'était pas un homme borné, s'en apercevait et en était furieux. Il savait qu'il existait un vaste monde, pour qui les « Principes de la Scission » étaient comme le babil des singes à la cime d'un arbre. La Presse lui en apportait de froids échos. Il avait rencontré des Anglais qui lui avaient demandé gaiement s'il n'appartenait pas à l'ÉgliseWe have made it easy for you to find a PDF Ebooks without any digging. And by having access to our ebooks online or by storing it on your computer, you have convenient answers with Les mésaventures de John Nicholson. Traduction de Albert Savine et Michel Georges-Michel. L'Edition française illustrée. Collection littéraire des romans d'aventures. Vers 1930. (Littérature anglaise). To get started finding Les mésaventures de John Nicholson. Traduction de Albert Savine et Michel Georges-Michel. L'Edition française illustrée. Collection littéraire des romans d'aventures. Vers 1930. (Littérature anglaise), you are right to find our website which has a comprehensive collection of manuals listed. Our library is the biggest of these that have literally hundreds of thousands of different products represented.